La lutte contre la faim en Afrique

La FAO a été fondée le 16 octobre 1945, et depuis, cette date est célébrée chaque année comme étant la journée mondiale l’alimentation. Mais bien que le droit à une alimentation suffisante soit reconnu par les Nations Unies, l’Afrique lutte encore et toujours avec la fin. Focus sur la lutte contre la fin en Afrique.

La situation des pays africains face à la famine

Après la crise alimentaire de 2008, l’autosuffisance alimentaire est reconnue comme une nécessité par les dirigeants africains. L’augmentation de la production agricole est devenue une nécessité pour nourrir la population. Mais en pratique, la situation est arrivée au point où même des pays africains autosuffisants sont dépendants de l’aide alimentaire mondiale. Ce sont les pays africains subsahariens qui sont les plus touchés par la crise. Sur la période de 1980 à 1996, 22 pays d’Afrique subsaharienne ont perçu une augmentation des habitants souffrant de malnutrition à hauteur de 114 millions. Pour l’Afrique de l’Ouest, c’est le Sénégal qui est le plus touché par la crise alimentaire. Selon la FAO (2008), le Sénégal est passé d’un état de famine légère à critique depuis 1990. Pour l’Afrique de l’Est, les pays les plus touchés sont le Kenya et le Malawi.

Les causes de la famine

La famine en Afrique possède de nombreux facteurs qui sont déjà connus de tous. La première cause de cette famine est la pauvreté. Bon nombre de foyers africains n’ont pas les moyens de subsister à leur besoin alimentaire quotidien. De plus, la nourriture à disposition contribue à la malnutrition. Dans certains pays, cette situation est encore aggravée par les problèmes politiques qui entrainent des conflits armés. Ajouter à cela, le climat des pays africains qui ralentit considérablement la production agricole. Parmi les pays africains concernés, on cite le Kenya dont le déficit de production est causé par une baisse de la pluviométrie (cas entre 2008 et 2009). En Malawi, le problème vient du sol qui est sujet à une dégradation permanente. C’est pour ces multiples raisons que la lutte contre la faim et l’insécurité alimentaire font partie des OMD (Objectifs du millénaire pour le développement).

Ghana, l’exemple à prendre

Certains pays comme le Ghana arrivent tout de même à y faire face à la crise. Cet exploit est dû au fait que le Ghana s’est attaqué à la première cause de la famine, à savoir la pauvreté. Le pays enregistre une baisse du niveau de pauvreté régulier. Cela est passé de 50 % en 1991-1992 à 28,5 % en 2004-2006. De cette baisse de la pauvreté a découlé une baisse de la malnutrition des enfants. Le Ghana est le premier pays africain subsaharien à réaliser l’OMD 1, soit « réduire de moitié la population vivant dans la pauvreté et la faim ». Depuis la réforme de 1983, le Ghana s’est aussi investi dans la recherche agricole (manioc) avec l’investissement de lutte contre la faim par les associations. Ainsi, la production alimentaire a surpassé la croissance de population, rendant le pays autosuffisant en produits de base.

Bref, la famine en Afrique est encore bien présente. Les pays d’Afrique subsaharienne sont les plus touchés. La pauvreté, les conflits et le climat sont les causes récurrentes. Le Ghana fait partie des exemples à suivre pour la lutte contre la faim



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